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France-Soir a expliqué qu'il avait
choisi d'illustrer avec la reproduction
intégrale des dessins du
Jyllands Posten la polémique qui
enfle depuis leur première parution "non
par goût gratuit de la provocation, mais
parce qu'ils constituent l'objet d'une
controverse d'ampleur mondiale qui n'a
rien de moins pour enjeu que l'équilibre
et les limites mutuelles, en démocratie,
entre le respect des croyances
religieuses et la liberté d'expression".
Selon
France-Soir, "ces douze dessins
peuvent apparaître anodins, de mauvais
goût, insultants ou pertinents", mais
leur publication "qui visait précisément
à tester les limites de la liberté
d'expression au Danemark, a suscité une
vague d'indignation et de colère dans le
monde musulman".
Dans son
éditorial, le journal a précisé qu'"il
n'y a dans les dessins incriminés aucune
intention raciste, aucune volonté de
dénigrement d'une communauté en tant que
telle. Certains sont drôles, d'autres
moins, voilà tout. Et c'est pour le
démontrer que nous avons choisi de les
publier".
France-Soir a dénoncé de même
l'intolérance des "Frères musulmans,
Syrie, Jihad islamique, ministres de
l'Intérieur des pays arabes, Conférence
islamique" qui somment les "citoyens de
sociétés démocratiques et laïques, de
condamner une douzaine de caricatures
jugées offensantes pour l'islam". "Non,
nous ne nous excuserons jamais d'être
libres de parler, de penser, de croire
... Puisque ces docteurs auto-proclamés
de la foi en font une question de
principe, il faut être ferme. Clamons le
autant qu'il le sera nécessaire, on a le
droit de caricaturer Mahomet, Jésus,
Bouddha, Yahvé et toutes les
déclinaisons du théisme. Cela s'appelle
la liberté d'expression dans un pays
laïque", a affirmé l'éditorialiste du
journal.



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