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Pouvait-on caricaturer le prophète
Mahomet ? Cette question, qui a
déclenché des réactions en chaîne, a
relégué à l'arrière-plan d'autres
interrogations :
Peut-on opposer à la liberté
d'expression le respect du sacré ?
L'escalade de la violence a-t-elle été
instrumentalisée et dans quel but ? La
fracture Orient-Occident s'est elle
creusée ?
Faites-vous votre opinion :
LePolitique.com diffuse à la fois
les caricatures interdites et les
opinions de plusieurs intellectuels
musulmans. Ils vous permettront de
participer aux débats sur
LePolitique.com
Les documents publiés par
la presse
"Vous ne
devez pas renoncer à la liberté
religieuse et à la libre critique. Si
vous cédez, c'en sera fini. Tous les
prétextes seront alors invoqués. Il n'y
aura pas de limite" (...)
"Qu'il soit interdit aux musulmans
d'offenser le prophète est
compréhensible. Mais dans ce cas, on
cherche à étendre cet interdit à tous.
C'est une tentative d'imposer la Charia,
la loi islamique au monde" !
Hamadi Redissi,
professeur de sciences politiques à
l'Université de Tunis, entretien publié
par le quotidien italien Il Giornale.
"Protéger
la liberté religieuse ne veut pas dire
acquiescer aux principes d'une religion.
Ce n'est pas parce que le Coran interdit
la représentation de Mahomet qu'un
non-musulman doit s'y soumettre"
Serge Flaubert, rédacteur en chef du
quotidien France soir.
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Journal |
Description |
Lien |
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Jyllands-Posten
(Danemark) |
Les 12 caricatures à
l'origine des affrontements,
publiées en 2005 dans le
quotidien conservateur
danois Jyllands-Posten,
journal de centre-droit. |
Accès |
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France-Soir
(France) |
Le quotidien français
France-Soir a décidé de
publier le mercredi 1er
février 2006 les 12
caricatures, défendant dans
son éditorial le droit de
"railler, critiquer ou
moquer les uns et les
autres". |
Accès |
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Charlie-Hebdo
(France) |
Le journal
satirique français
Charlie-Hebdo a publié
les dessins le 8 février
2006 : "Il ne faut pas
reculer, pas sur des
principes", martèle Philippe
Val, son directeur de la
publication. "La liberté
d'expression est sans cesse
menacée par ceux qui ne
veulent pas exposer leur
propre enfer intérieur". |
Accès |
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Chronologie
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Juillet
-Août 2005 |
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L'écrivain danois Kare
Bluitgen, auteur d'un livre
pour enfants sur le Coran et
Mahomet, ne trouve pas de
dessinateurs osant illustrer
son ouvrage. Le quotidien
conservateur
Jyllands-Posten, le plus
fort tirage du Danemark,
s'adresse à une association
de dessinateurs, leur
demandant de "dessiner
Mahomet comme ils le
voient".
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30 sept. 2005 |
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Jyllands-Posten
publie douze caricatures
sous le titre "Les visages
de Mahomet". Dans l'article,
on peut lire : "La
société moderne et séculière
est rejetée par quelques
musulmans (...). Ils exigent
(sur la religion, NDLR) une
position particulière (...).
Ce n'est pas conciliable
avec une démocratie et la
liberté d'expression, où il
faut être prêt à se faire
mépriser, tourner en
dérision, ridiculiser."
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14 oct. 2005 |
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Plusieurs milliers de
musulmans manifestent à
Copenhague.
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2 déc.
2005 |
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Au Pakistan, un groupuscule
met à prix la tête des
dessinateurs. Puis plusieurs
délégations musulmanes
danoises se rendent au
Moyen-Orient pour mobiliser
États et institutions
arabes. Elles montrent les
douze dessins, les
mélangeant avec d'autres,
très injurieux vis-à-vis de
l'islam.
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29 déc. 2005 |
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Les ministres des Affaires
étrangères arabes condamnent
les caricatures et le
silence du gouvernement
danois.
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5 jan. 2006 |
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Le Danemark et la Ligue
arabe décident de mettre fin
à la controverse.
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10 jan. 2006 |
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Magazinet, un petit
magazine chrétien norvégien,
qui avait déjà publié les
dessins de son confrère
danois, les republie.
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Fin jan. 2006 |
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Le Norvège, mais pas le
Danemark, appelle ses
diplomates à exprimer leurs
regrets. Les jours suivants,
protestations du Koweït, du
Yémen, de la Syrie, de
Bahreïn, de la Libye.
Le quotidien danois présente
ses excuses, et le magazine
norvégien, ses "regrets".
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1er fév. 2006 |
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Plusieurs journaux européens
dont, à Paris,
France-Soir, publient
simultanément les
caricatures. Le propriétaire
du journal licencie le
directeur de la publication.
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4 fév. 2006 |
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En Syrie, les ambassades du
Danemark et de la Norvège
sont incendiées.
Les rédacteurs en chef de
deux journaux jordaniens (Shihane
et al-Mehwar) sont
arrêtés pour avoir publié
les caricatures.
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5 fév. 2006 |
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A Beyrouth, des manifestants
sunnites incendient le
consulat du Danemark dans le
quartier chrétien, ravivant
la tension entre
communautés. A Bagdad, le
ministre irakien des
Transports annonce le gel de
tous les contrats avec le
Danemark et la Norvège.
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7 fév. 2006 |
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Téhéran annonce la
suspension de tous les liens
économiques avec le
Danemark.
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8 fév. 2006 |
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Charlie Hebdo explose
ses records de vente (400
000 exemplaires) en publiant
un numéro incluant les douze
dessins. J. Chirac
"condamne toutes les
provocations manifestes
susceptibles d'attiser
dangereusement les passions".
Le quotidien iranien
Hamshahri, le plus fort
tirage de Téhéran, annonce
le lancement d'un "concours
international de dessins sur
l'Holocauste". En
Afghanistan, onze personnes
décèdent lors des
manifestations des 6-8
février. |
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En
image
La
parole aux intellectuels musulmans
|
Georges Corm
Économiste et historien
libanais |
"Le
narcissisme de l'Occident"
Le
monde démocratique, et
notamment la France, a voté
des lois pour condamner
l'antisémitisme et la mise
en cause de l'Holocauste.
Très bien, l'auteur d'une
caricature antisémite est
donc immédiatement déféré
devant les tribunaux. Mais
allez insulter le prophète
des musulmans, et là, on
invoque la liberté
d'expression ! J'aimerais
que les pays démocratiques
ou les Nations unies
édictent des codes d'éthique
pour éviter ce genre de
dérapages à connotation
raciste. Si on l'a fait pour
l'antisémitisme, pourquoi ne
pas le faire pour l'islamophobie,
qui monte à toute allure en
Europe ? Il faudrait
évidemment que les médias
des pays musulmans, eux
aussi, se plient aux mêmes
règles. Les réactions venues
d'Europe trahissent trop
souvent le sentiment que
l'Occident veut donner des
leçons de morale au monde
entier. Vu d'Orient, ce
narcissisme et ces leçons
d'universalisme sont
insupportables. N'oublions
pas que les plus grandes
violences, religieuses,
coloniales, nationalistes et
antisémites se sont
produites en Europe. La
religion doit rester dans
l'espace privé ; elle ne
devrait jamais envahir
l'espace public et donc les
médias. Mais il ne faut pas
nier les racines
religieuses, elles sont là ;
simplement, il faut être
vigilant pour empêcher leur
exploitation politique.
Auteur de La Question
religieuse au XXIè siècle
(éd. La Découverte, 2006).
Georges Corm vit à Beyrouth.
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Nilüfer
Göle
Sociologue et écrivain
franco-turque |
"Dédramatiser l'affaire"
Il se constitue sous nos
yeux un espace public
européen et un espace public
musulman (ou une "oumma
globale"), d'une manière
antagoniste et asymétrique :
d'un côté ont circulé des
images caricaturales, de
l'autre ont été exprimés le
ressentiment et la violence.
C'est une affaire qui a
débordé le politique et les
cadres nationaux. Elle a
rassemblé les chiites et les
sunnites, les Arabes et les
non-Arabes. Évidemment, dans
chaque contexte national,
les politiques ont eu des
motifs différents pour s'en
servir. Mais, en fin de
compte, le sentiment d'un
"nous" contre "eux" est
renforcé, voire exacerbé. Il
est quand même surprenant de
voir que l'imaginaire
européen n'échappe pas à la
représentation simpliste,
caricaturale, de l'islam et
des musulmans. On dirait, en
général, que l'Europe, dans
sa rencontre conflictuelle
avec l'islam, perd de ses
qualités intellectuelles et
artistiques. On aurait
également souhaité que les
musulmans, face à ses
caricatures qui ne se
distinguent pas par leur
qualité humoristique,
dédramatisent l'affaire par
d'autres voies, des relais
de la politique légitime. Le
recours à la justice ou au
boycottage des produits, par
exemple. L'absence des
manifestations en Turquie
montre aussi la possibilité
des "entre-deux", des
métissages, des
"interpénétrations" plus
pacifiques entre l'islam et
l'Europe. Peut-être cet
incident déclenchera-t-il
chez les musulmans,
artistes, dessinateurs,
calligraphes le désir de
concurrencer, de chercher
une autre esthétique dans la
représentation du Prophète !
Nilüfer Göle,
directrice d'études à l'EHESS,
a publié Musulmanes et
modernes, Voile et
civilisation en Turquie
(éd. La Découverte, 2003) et
Interpénétrations,
l'Islam et l'Europe
(Galaade Editions, 2005).
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Farouk
Mardam-Bey
Écrivain
syrien |
"Le
choc des civilisations
n'aura pas lieu"
Cette
question du rapport de
l'islam aux images est très
secondaire dans cette
histoire. D'ailleurs, dans
l'art musulman, il y a
souvent eu des
représentations d'êtres
vivants... La fracture
Orient-Occident se creuse
sur une base essentiellement
politique. Si la situation
s'envenime, les discours
religieux peuvent encore
l'approfondir, mais quelques
gestes sérieux de l'Europe
ou des Etats-Unis, allant
dans un sens politique plus
juste -en Palestine,
notamment -, pourraient
faire bouger ce paysage très
mouvant. Le choc des
civilisations n'aura pas
lieu, pour au moins deux
raisons. D'abord, parce
qu'il y a toujours plusieurs
"Occidents". Pendant la
guerre en Irak, Jacques
Chirac, Gerhard Schroeder,
et ces millions de gens qui
ont manifesté contre la
guerre, ont montré qu'il n'y
avait pas "une" position
monolithique occidentale.
D'autre part, la
mondialisation est une
réalité pour toutes les
populations du monde
musulman, y compris les plus
islamistes. L'Internet,
notamment, joue un rôle de
plus en plus important. Tous
consomment de la modernité.
Les gens comparent et voient
comment on vit en Occident,
les classes moyennes veulent
s'exprimer. Nous vivons bien
dans un seul et même monde.
Auteur, avec
Elias Sanbar, d'Etre
arabe, un livre
d'entretiens dans la
mythique collection Sindbad,
que Farouk Mardam-Bey dirige
lui-même chez Actes Sud.
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Youssef Seddik
Philosophe et anthropologue tunisien |
"L'Islam se referme"
Les
incendiaires de Damas et de
Beyrouth ont eu une réaction
condamnable mais
"mécanique", une réaction
que je comprends. Lorsqu'il
est agressé, le hérisson ne
se replie-t-il pas sur
lui-même en sortant ses
épines ? Cela fait
maintenant un demi
millénaire que la culture,
la religion et la
spiritualité musulmanes sont
attaquées. Entre le saccage
de Bagdad par le Mongol
Houlagou au XIIIè siècle,
l'Empire ottoman, la
colonisation et les chefs
d'État sans vergogne qui
rentrent de leurs visites
dans les pays arabes en se
frottant les mains, après
avoir vendu des tanks et des
avions qui ne seront pas
utilisés contre des ennemis
mais contre le peuple, ça
n'a pas cessé. Aujourd'hui,
l'Islam se retrouve dans la
position du hérisson : il se
referme et renonce à voir la
lumière. Si les chefs
religieux soulignent avec
insistance la dimension
blasphématoire des dessins,
pas moi. Dans l'islam, il
n'y a pas d'Église, pas de
clergé, et ces chefs
seraient balayés dans un
monde islamique laissé à son
épanouissement naturel. Les
fidèles, en effet, sont
seuls face à Dieu - dans
cette même solitude qui a
donné naissance à
l'existentialisme de Gabriel
Marcel, Heidegger ou Karl
Jaspers. Ne parlons donc pas
de "choc" entre une société
"universaliste" et
"tolérante" d'un côté et un
monde obscurantiste et
intolérant de l'autre...
Souvenez-vous d'Averroès, de
la cour du calife Rashid,
des Mille et Une Nuits, où
le poète chantait le vin et
l'homosexualité et d'Al
Zarrah, qui se moquait des
ayatollahs !
Philosophe et
anthropologue, helléniste et
arabisant, Youssef Seddik a
publié en 2006 Qui sont
les barbares ? (éd. de
l'Aube).
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Glossaire
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Ayatollah |
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"Signe de Dieu". Titre des
religieux chiites du plus
haut rang. Dans le clergé
chiite très hiérarchisé, les
ayatollahs sont les chefs et
les docteurs : ils sont
considérés comme des experts
de l'Islam dans tous les
domaines (jurisprudence,
éthique, philosophie...).
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Calife |
|
Le calife
était le chef de la
communauté musulmane.
Jusqu'en 1055, les califes
ont dirigé la vie
religieuse, politique et
militaire. Après cette date,
le sultan a pris le pouvoir
politique et militaire, le
calife restant maître de la
vie religieuse. Le califat a
été abandonné en 1924 par
Mustafa Kemal.
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Charia |
|
"Chemin
pour respecter la Loi". Loi,
code juridique traditionnel
des communautés musulmanes.
La charia peut désigner la
religion musulmane : elle
codifie les aspects publics
et privés de la vie d'un
musulman, ainsi que les
rapports entre les croyants.
Les medias occidentaux
utilisent généralement ce
terme dans un sens
restrictif, pour parler de
la loi islamique.
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Fatwa |
|
Avis juridique donné par un
spécialiste de la loi
religieuse sur une question
particulière. En général,
une fatwa est émise à la
demande d'un individu ou
d'un juge pour régler un
problème où la jurisprudence
islamique n'est pas claire.
Contrairement aux idées
reçues, une fatwa n'est pas
forcément une condamnation.
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Imâm |
|
"Celui
qui est devant". Personne
qui dirige la prière en
commun. Pour les chiites,
l'imam est le guide
spirituel et temporel de la
communauté islamique. Pour
les sunnites au contraire,
l'imam ne fait pas partie
d'une structure hiérarchique
: il est désigné par la
communauté elle-même et ne
prétend à aucun lien
privilégié avec Dieu.
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Jihâd |
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Lutte
dans un sens spirituel,
effort pour la cause de
Dieu.
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Mahdî |
|
Homme
guidé par Allah qui viendra
vers la fin des temps et qui
rétablira l'unité des
musulmans ; pour les
chiites, figure
eschatologique, équivalente
du Messie pour les juifs.
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Oumma |
|
Communauté des croyants
musulmans au-delà de toute
considération, notamment
politique ou ethnique. |
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 Débattre
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